24 octobre 2009
Une boutique à surveiller
Quatre-vingt sept ans après la naissance de son grand-père, Annabel lance une brocante online à son nom : Edmond. Les chaises pour enfants vintage y sont très à l'honneur. Rencontre.
L'univers d'Edmond : des teintes naturelles, des meubles des années 50 et les bêtes à poils et à plumes. Violette est photographiée ici à côté d'un petit fauteuil
vendu sur le site.
Le tout-petit blog : Qui se cache derrière Edmond ?
Annabel Guéret : Mon grand-père, âgé de 87 ans, avec qui j'ai commencé à chiner à l'âge de 10 ans, et moi même, créatrice de la boutique Edmond depuis un mois. J'ai travaillé 11 ans à Paris dans la communication mais la déco et la chine me passionnent depuis toujours. Il y a cinq mois, ma petite famille et moi même nous sommes installées près de Toulouse, en pleine campagne. Edmond est né très naturellement, comme quelque chose d'évident.
Une très jolie ambiance règne sur votre site. Quelles sont vos inspirations ?
J'aime les accessoires vintage qui assurent leur seconde vie en apportant une touche de nostalgie et de modernité ; les matériaux bruts tels que le béton, le bois, le lin ou la laine ; le mobilier des année 50, le mobilier industriel. J'aime les formes imparfaites, les couleurs passées, la matière qui reste visible. Comme beaucoup, depuis la naissance de mes filles Louise et Violette, je m'intéresse à la décoration des chambres d'enfants. J'aime créer un décor en associant la modernité d'un design contemporain, très épuré à des touches rétros.
Vous semblez restaurer certains meubles (exemple : le chevet couleur prune).
Oui, je les restaure quand cela en vaut la peine. S'ils sont beaux, je les laisse en l'état. Pour les couleurs, j'aime faire des mélanges.
A quand une boutique bien réelle ?
Dès Noël, j'ouvre un showroom à Albiac, près de Toulouse.
14 mai 2009
Un petit bijou
Il y a parfois des boutiques qui vous marquent, à la fois par le charme qu'elles dégagent et le carisme de leur propriétaire. C'est le cas de Dune 234.
Crée il y a une petite dizaine d'années par Muriel Bardinet, une Française tout droit sortie de Camondo (école de d'architecture d'intérieur parisienne), la boutique est minuscule. Mais il y règne une atmosphère à nulle autre pareil, subtile mélange de classicisme (les lampes, un vieux bahut asiatique) et de branché - le poster d'une belle black, un pistolet à mèches, une statue de la liberté sous cloche comme une madone.
Muriel a un goût très sûr dans le choix des objets qu'elle présente. Tout est beau, même ce qu'il y a de plus simple, comme un petit miroir biseauté (dans lequel on imagine un vieux messieur s'être rasé tous les matins) ou une petite valise métallique à cassettes. Les prix sont ultra-abordables et commencent à 50 centimes, avec de petites plaques métalliques représentant des animaux.
La cerise sur le gâteau, c'est l'accueil (on dirait que je parle d'une maison d'hôte. Mais il y a de ça !) Muriel Bardinet est une jeune femme adorable, enjouée, cultivée. Parlez quelques minutes avec elle et elle vous emmène au Maroc, en Afrique noire, à Madagascar. A Paris aussi. Car pour la petite histoire Muriel réalise depuis 6 ans la décoration de Bonpoint (la boutique amiral, rue de Tournon), Bonton et Merci. Elle fait partie de ceux que les magazines englobent sous le terme "décorateurs qui épaulent Marie-France Cohen" (la fondatrice de Bonpoint et Merci). Sacrément réducteur.
Dune 234, 234 de la rue Haute, à Bruxelles.
11 mai 2009
Où chiner à Bruxelles ?
Il y a de quoi chiner une journée entière dans deux rues du quartier des Marolles : la rue Haute et la rue Blaes. Pratique, on peut tout faire à pied : ces rues sont parallèles. Elles sont truffées de brocanteurs qui ont investi les caves des maisons. De vraies cavernes d'Ali Baba où l'on trouve tout et n'importe quoi, du Chesterfield au manège (!) en passant par les lampes et les vieilles enseignes.
Mes préférées :
- Pour des objets charmants, décalés, dans une mise en scène à tomber : Dune 234, rue Haute. Mon coup de coeur bruxellois ! (lire post suivant).
- Pour du mobilier d'écolier américain : Apostrophe, rue Blaes. Merveilleuse collection d'objets venu quasi-exclusivement des Etats-Unis : meubles de métier, tabourets métalliques, battes de base-ball, distributeurs de bonbons... Prix doux.
- Pour des petites chaises d'école, à 20 euros pièce : Stefaniek, rue Blaes. Une cave immense qui recèle bien des trésors.
- Pour de vieux chandeliers d'église, de jolies armoires et des tables en bois patiné façon Axel Vervoord, montées sur pieds métalliques : Jacques Brol, rue Haute. Son propriétaire, Paul Jacobs, fan de Jacques Brel et d'objets sans prétention ("brol" en bruxellois), a un vrai talent pour associer les objets entre eux.
10 mai 2009
Un week-end brocante à Bruxelles
Pour qui aime chiner, Bruxelles est LA ville à connaître. A 1h25 de train de Paris, on y trouve un nombre incalculable de brocanteurs et d'antiquaires, à des prix bien plus raisonnables qu'aux puces de Saint-Ouens - je dirais un bon 30% moins cher.
Le quartier des Sablons, point de départ d'un week-end de chine.
Les commerçants sont charmants, ils livrent pour trois fois rien dans le tiers nord de la France ET SURTOUT ils ont l'art de la mise en scène: murs sombres (gris ou taupe), lumières dorées, lins brutes, meubles industriels ou de métier. C'est ce que j'appèle le "style belge". Un côté "profile bas", chic sans ostentation, que j'apprécie particulièrement.
(A venir, les bonnes adresses)










