27 août 2009
Petites gravures de mode
Cette semaine, Madame Figaro consacre ses pages à la rentrée. Visiblement, le sujet ennuie terriblement les enfants en couverture. A moins que ce soit les vêtements qu'ils portent ?
J'imagine le photographe et/ou la responsable des pages mode : "bon, les enfants, surtout ne souriez pas. Faites même un peu la gueule, lààààà, voilààààà". Une moue parfaitement raccord avec le thème : des enfants pris en flagrant délit ("de style" nous dit-on) et photographiés à leur arrivée au commissariat !
Que des mannequins fassent la tête dans les pages mode des magazines, on commence à être habitué. Faut-il pour autant que les pages et les pubs de mode enfantine suivent la même tendance ?
Une planche de Little Fashion gallery pour Little Marc Jacob.
Super sapés, ronchons, ces enfants me font l'effet d'adultes miniatures après une sale journée. Pourquoi ne pas donner d'eux l'image de ce que devrait être l'enfance : une parenthèse enchantée, où l'on s'amuse, on découvre, on s'émerveille ?
19 août 2009
La maman se livre aussi
Et la maman, qu'est-ce qu'elle lit en ce moment ?
Je me replonge dans la pédagogie Montessori à la maison, avec ça :
Un livre rempli d'astuces pour favoriser l'éveil des enfants à la maison.
Et qui répond à la lancinante question : comment concilier l'aménagement d'une chambre d'enfant avec l'épanouissement du rejeton ? J'y reviendrai.
12 mars 2009
Pourquoi fait-on des enfants ?
© Julie Blackmon
Pourquoi fait-on des enfants ? C'est la question que Philosophie magazine pose ce mois-ci dans un dossier très bien ficelé et magnifiquement illustré par les photos de Julie Blackmon. Une question fondamentale à laquelle, finalement, il n'est pas si facile de répondre. J'y réfléchis depuis que j'ai acheté cette revue en kiosque. Et honnêtement, la réponse n'est pas toute faite.
Philosophie magazine a fait réaliser un sondage sur ce point. A la question "pourquoi fait-on des enfants ?, la première réponse des sondés (qui ont quasiment tous des enfants) est "parce qu'ils rendent la vie de tous les jours plus belle, plus joyeuse", suivi de "parce que cela permet de faire perdurer sa famille, de transmettre ses valeurs, son histoire".

Mais ce sondage est, à la limite, la partie la moins intéressante du dossier. L'entretien réalisé avec Elisabeth Badinter, philosophe féministe, m'a donné des frissons. On s'y demande si l'on est finalement si libre que cela de faire des enfants, entre pression familiale et désir inconscient d'être enceinte.
Un autre magnifique article est celui de Jeanne Burgat Goutal, agrégé de philo et stagiaire du magazine (j'aimerais avoir des stagiaires comme ça dans ma rédaction !). Elle se demande à quel point notre désir d'enfant répond au besoin de l'espèce de se perpetuer.
Je vous renvoie enfin au texte de Guillaume Le Blanc qui nous raconde comment la naissance d'un enfant nous transforme, nous "réinvente. Et nous rend dépendant. C'est très beau.
28 février 2009
De l'impact des marques

"I love it" - © Julie Blackmon
Faut-il habiller ses enfants dans des marques ou pas ? Pourquoi le fait-on ? Un débat très intéressant sur les marques pour enfants s'est ouvert sur le blog d'Anne (post du 22 février). Je vous y renvoie, les commentaires sont très instructifs.
Pour ceux et celles qui viennent du blog d'Anne pour lire l'expérience sur l'impact des marques sur des enfants de 4 ans et demi. La voici :
Prenez un enfant, faites-lui goûter un hamburger sorti d'une boîte sans marque et un hamburger IDENTIQUE issu d'une boîte de Mac Do. Lequel trouvera-t-il meilleur ? Une équipe américaine a récemment tenté l'expérience sur un groupe de 63 enfants de 4 ans et demi en moyenne. Les bambins ont majoritairement préféré le hamburger placé dans la boîte du célèbre fast food. Preuve non seulement que les enfants sont, très tôt, sensibles aux marques mais que la présence d'une marque modifie leurs perceptions. A méditer.
T.Robinson et al., Archives of peditrics and adolescent medicine, 2007.


